« Cette jolie petite chapelle perchee sur son piton rocheux ... elle est en restauration ac (...) »
19/05/2012
SAINT-JULIEN-LA-GENESTE

La vallée des Couzes

A livre ouvert au sommet du Brionnet

© ADDT63

Ici peut-être encore plus qu'ailleurs le paysage nous raconte des histoires.

Notre-dame-du-Mont-Carmel qui fait l'objet d'un pélerinage en juillet n'était qu'un faux prétexte pour se rendre au sommet du pic de Brionnet, dans les pas de tous les marcheurs qui ont sacralisé ce lieu depuis des siècles. La randonnée est un plaisir en soi, un plaisir sensuel qui tend à la fois à vider sa tête et à aiguiser les perceptions. C'est aussi une pérégrination merveilleusement adaptée à l'observation des paysages, à l'imagination et à la digression.
Ici peut-être encore plus qu'ailleurs la paysage nous raconte des histoires, des histoires de volcans, de climat et de végétation et surtout l'histoire des hommes, de leurs établissements et de leur activités...

Et justement, ceux-là mêmes qui se sont succédés au Pic de Brionnet et qui l'ont fortifié au Moyen-Age ont vu dans ce neck (cheminée de volcan dénudée) volcanique un refuge propice pour se protéger des dangers d'une éopque troublée. De l'ancienne forteresse, seuls els archéologues peuvent deviner les traces (motte, fossé d'enceinte) dans le chaos des éboulis et de la végétation inextricable. Les vestiges d'un village, placé un temps sous la protection du château puiq abandonné, sont plus faciles à identifer de part et d'autre du chemin.

Une végétation luxuriante s'est emparée du site délaissé par les hommes. Côté arbres, on remarque la prédominance des érables champêtres, quelques très beaux tilleuls et un fouillis de hêtres, de frênes, de chênes et d'alisiers dont certains s'enracinet dans les fractures rocheuses. Sur les orgues basaltiques qui s'étirent jusqu'à former le socle de la chapelle actuelle, plantes grasses et graminées tapissent le versant méridional de couleurs chatoyantes dans un bourdonnement d'insectes et de papillons.

 


Hier comme aujourd'hui la vue était grandiose de cet éperon rocheux...

Avec des alternances de plateaux volcaniques parfois réduits à d'étroites échines aux rebords escarpés. On devinait déjà au loin le Cézallier, les monts Dore et la chaîne des Puys, le sillon de la Limagne marqué par les buttes de la Comté, le Forez et le Livradois. En revanche il y avait moins de forêts, plus de cultures et plus de paturages, et plus de monde aussi dans les villages et sur els routes, dans les vallées de couzes. On voyait s'y croiser de lourds charrois de vins et de céréales, de laine et de viande et de bien d'autres marchandises échangées entre montagne et plaine. Le village entassait ses maisons faites de pierre, de paille et de bois au centre d'un éventail de jardins entretenus, de basses cours et de vergers déployés vers l'aval.


Visites et balades découverte

Le Pays d'Art et d'Histoire Val d'Allier Sud organise des visites et balades à suivre pour aller plus loin dans la reconstitution. Trente sites ou thèmes font l'objet d'environ 1h30 de promenade, le plus souvent guidées par un guide conférencier agréé par le ministère de la Culture ou par des accompagnateurs de moyenne montagne. Il vous en coutera au plus 3 euros et il n'est pas nécessaire de réserver.
Programme et renseignement au 04 73 55 90 48 ou sur le site http://www.sejours-issoire.com/, rubrique "Manifestations".

Portrait

Myriam Bayol, qui sera peut-être votre guide, est animatrice au Pays d'Art et d'Hisoire depuis douze ans. Cette historienne de formation ne se lasse pas de parcourir les paysages si variés et si changeants des vallées des couzes où l'empreinte de l'homme est partout. Comprendre comment ces empreintes se rattachent  à une histoire plus vaste, c'est l'objet de ses recherches qui contribuent au fil des jours à parfaire la connaissance de ce territoire complexe et attachant.

© ADDT63